Humeurs

Pourquoi je ne veux plus me plaindre

Cet article, je l’ai écrit et ré-écrit une vingtaine de fois dans ma tête. Je savais exactement ce que je voulais dire, par contre je n’étais pas sûre de devoir le partager. Et en un sens, j’avais raison parce que cet article n’est pas un devoir, une obligation mais bien quelque chose que je souhaite changer dans ma vie. Peut-être que certains d’entre vous se reconnaîtront dans ce message !

C’est comme si deux aspects de moi luttaient
l’une contre l’autre presque constamment.

Il y a la première, celle qui a été élevée par des personnes humbles et qui n’ont jamais mis l’argent au centre de tout. Celle qui pense que l’argent n’est pas une fin en soi et qui a choisi son futur métier en conséquence. Celle qui pense que c’est honteux d’avoir encore aujourd’hui de telles inégalités dans un contexte de mondialisation aussi fort. Celle qui pense que chacun réussira pour peu qu’il s’en donne les moyens et qu’on l’aide au minimum.

Et il y a la seconde. Celle qui a eu un voyage à New York en cadeau d’anniversaire lorsqu’elle avait 15 ans puis une jolie voiture à ses 20 ans. Celle qui sent un sentiment de vanité gonfler dans son ventre lorsqu’elle se promène avec sa famille dans une grosse Audi. Celle qui est capable de claquer 50 euros dans un produit de maquillage et qui a des sacs à main à un prix ridicule. Celle qui s’apitoie parfois sur son pauvre petit sort de fille trop chanceuse.

Plus le temps avance, plus j’ai honte de ce côté de moi.

Et alors ? Ce n’est pas de ma faute après tout !

Si je cherchais la facilité, je pourrais dire que ce n’est pas de ma faute, qu’après tout je vis dans un environnement qui me pousse à ça. Que les « problèmes de riches » (dans le sens pays riches) sont des problèmes quand même. Que les réseaux sociaux et émissions idiotes me poussent à ne plus considérer la valeur des choses. Que je ne fais de mal à personne.

Sauf que ce serait détourner les yeux de ce qui se passe dans des pays pas si éloignés du nôtre où des familles meurent chaque jour sous les bombardements. Ce serait ignorer que certains foyers voient disparaître quelqu’un qu’ils aiment à cause d’une maladie. Ce serait ignorer les personnes qui vivent à 6 dans un petit HLM parce que c’est tout ce qu’ils peuvent s’offrir.

J’en vois déjà lever les yeux au ciel, pensant que je vais chercher trop loin.

Je ne supporte plus d’entendre mon entourage ou moi-même, se plaindre de petites choses insignifiantes. Je ne dis pas qu’on doit tous être malheureux, pleurer toute la journée en pensant aux malheurs qui se produisent en ce moment sur cette terre. Je dis juste qu’il faut remettre les choses à leur place : être reconnaissant de ce qu’on a et l’apprécier à sa juste valeur. Ainsi, même si un jour on nous l’enlève, on saura qu’on en a profité un maximum.

Désormais, je ne dirais plus…

→   J’en ai marre de payer mon assurance voiture une blinde…
…. Merci, j’ai une voiture. Certains n’auront jamais ce luxe.

→   J’en ai marre de nettoyer sans cesse ma maison…
…. Merci, j’ai une maison. D’autres n’en ont plus.

→   J’en ai marre de réviser pour mes partiels…
… Merci, je fais des études. Certains tueraient pour être à ma place.

Et ainsi de suite….

Le but n’est pas de nous faire culpabiliser en disant « Bouh pas bien, on a de la chance » mais juste de réaliser qu’on a de la chance. Et ne pas se laisser dépasser par les soucis (parfois) futiles du quotidien.

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2 Comments

  • Reply
    Sincerelymelanie
    18 décembre 2016 at 16 h 06 min

    Il faut toujours voir le positif des choses 😉
    Bisous

    http://Www.sincerelymelanie.pt

    • Reply
      Nolwenn
      19 décembre 2016 at 21 h 47 min

      Oui, je suis bien d’accord avec toi ! 🙂 Bisous Melanie

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