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Le goût du bonheur (Marie Laberge) ♡

Ce que nous cherchons dans un roman, c’est l’évasion. Le temps d’une heure ou plus si affinités, le roman nous envole, nous fait voyager. Le gout du bonheur de Marie Laberge regroupe tout cela et même plus : j’ai rencontré des personnes, j’ai évolué avec eux le temps de cette saga familiale qui durera 40 ans.

Une île non loin de Québec où les étés ont des allures de paradis. C’est là que les cinq enfants Miller, bientôt six, grandissent entourés d’amour, dans une maison aux portes ouvertes en grand. C’est que Gabrielle, leur mère, et Edward, leur père, n’hésitent pas à accueillir ceux dont la fortune, contrairement à la leur, n’a pas survécu au krach de 1929. Dans une société encore très puritaine dominée par une Église implacable pour les femmes, Gabrielle défend farouchement son clan et ce goût du bonheur qu’elle transmet à ses enfants aussi passionnés d’elle.


I N F O R M A T I O N S


Auteur : Marie Laberge
Nombre de livres : 3
Genre : Roman
Prix broché : 22,90 €    /   Prix poche : 9,30 €


Bienvenue chez les Miller


La saga commence avec Gabrielle, mère de la famille Miller, dans les années 30. On suit ses doutes, ses questionnements et ses propres remises en question face à une société changeante. Elle représente parfaitement le choix cornélien d’une femme qui doit choisir entre une société traditionnelle qu’elle a toujours connue et un nouveau monde plein de promesses. Le tome 2 commence à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, provoquant inextricablement d’immenses chamboulements. C’est désormais Adélaïde, la fille de Gabrielle, qui prend la relève et qui évoluera jusqu’à la fin des années 60.

La force de ce roman, c’est définitivement sa variété de personnages. C’est l’évolution de plus de 15 personnages qui enrichit le roman. L’attachement est inévitable car nous suivons parfois des personnages de leur enfance à un âge assez avancé. Nous les comprenons donc beaucoup plus facilement leurs réactions (à défaut de les admettre) et leur destinée n’est jamais tracée, jamais linéaire. Je me suis prise d’affection pour de nombreux personnages (Adélaïde, Gabrielle, Leah, Léa, Alex, Germaine, Aaron, Isabelle…) et j’ai été en colère contre de nombreux autres (Béatrice, Reine, Ghislaine…). Les personnages ne sont jamais parfaits, très réalistes !


La vie sous toutes ses coutures


Le plus poignant dans ce livre, c’est la justesse avec laquelle les grands thèmes de la vie sont abordés. Ils y sont pratiquement tous abordés, à travers les personnages aux différentes personnalités. Les thèmes peuvent être joyeux : l’amour, les belles rencontres, les amitiés indéfectibles, les liens de la famille… D’autres le sont beaucoup moins : la mort, le deuil, la guerre, la violence qu’elle soit physique ou psychologique…

Chaque thème est dépeint avec réalisme, dans toute leurs nuances. Marie Laberge ne prend pas de pincettes avec son lecteur : elle dresse des portraits de vie qui font mal, qui sont terriblement réalistes. C’est pourquoi quelques inévitables longueurs sont présentes dans ce récit. Les personnages principaux ne sont pas épargnés, ils ont leur part de malheur, comme tous les autres. Ce sont de vrais parcours de vie que nous suivons dans ces trois romans, j’en ressors définitivement chamboulée : je recommande vivement !

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Et toi, ce livre te tente-t-il ?

Dis-le moi par commentaire 🙂  

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